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mercredi 13 novembre 2019

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Pape François : « Quand vous vous confessez, Dieu fait la fête ! (...)

Article de Famille Chrétienne, par Sybille d’Oiron

Quelque vingt mille personnes ont assisté à l’audience générale du pape sur la place Saint-Pierre mercredi 19 février. Le pape François a invité chacun à « ne pas perdre un jour » pour aller se confesser, confiant dans l’amour du Père.

Ce matin du mercredi 19 février, un air de printemps souffle sur Rome : vingt mille personnes ont à nouveau envahi l’intégralité de la place Saint-Pierre, les enfants sont débarrassés de leur doudoune, les personnes en fauteuils roulants sont alignées au soleil le long des murs du Vatican. Quant au pape François, arrivé en papamobile découverte, il tente de maintenir sur sa tête la calotte blanche qu’il a échangée avec un visiteur – elle finira par s’envoler pendant sa catéchèse –, sans se soucier de disparaître par moments dans la cape de sa pèlerine. Comme la France, Rome semble échapper à l’hiver cette année : après que la ville a été victime d’inondations il y a quelques semaines, on y annonce 20 °C pour l’après-midi.

Un sacrement de guérison

En continuité avec sa série sur les sacrements, c’est à la confession que le pape François consacre sa catéchèse du jour. Un sujet sur lequel il est revenu à plusieurs reprises depuis le début de son pontificat. Et il commence par mettre en garde son auditoire : « Par les sacrements d’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie), l’homme reçoit la vie nouvelle dans le Christ. Mais nous portons cette vie dans des “vases d’argiles” (2 Cor 4,7), nous sommes soumis à la tentation, à la souffrance, à la mort et à cause du péché, nous risquons même de perdre cette nouvelle vie. C’est pourquoi le Seigneur a voulu que l’Église continue son œuvre de salut, en particulier grâce aux sacrements de réconciliation et des malades ». Car les deux sont liés, fait remarquer le pape – « quand je vais me confesser, c’est pour guérir mon âme, guérir mon cœur du mal que j’ai fait » –, réconciliation et onction des malades sont des « sacrements de guérison », c’est évident dans l’extrait de l’évangile(1) dont la lecture a introduit l’enseignement papal.

Un cadeau de l’Esprit Saint

D’où vient le sacrement du pardon ? Il découle du mystère pascal, répond le pape : le soir même de Pâques, les disciples réunis au Cénacle voient apparaître le Christ qui leur dit « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis. » (Jn 20, 21-23) Ce qui, pour le pape François, « dévoile la dynamique profonde » de ce sacrement : « le pardon n’est pas une chose qu’on peut se donner soi-même. Je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande. Il n’est pas le fruit de nos efforts, mais un cadeau, c’est un don de l’Esprit Saint qui nous comble de la grâce et de la miséricorde jaillissant du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité. Et ce n’est qu’en nous laissant réconcilier avec le Père et avec nos frères que nous retrouverons la paix ».

“Mais j’ai honte”, ajoutent certains. Tant mieux, c’est une bonne honte !
Elle est bonne quand elle rend plus humble.

Dans l’Église antique, rappelle le pape, les confessions étaient publiques. Même si elles sont privées aujourd’hui, le prêtre représente toujours « non seulement Dieu, mais aussi la communauté qui se reconnaît dans la fragilité de l’un de ses membres, qui écoute avec émotion son repentir, qui se réconcilie avec lui, qui l’encourage et l’accompagne sur son chemin de conversion et de croissance tant humaine que chrétienne ».

Connaissant son auditoire, le pape ajoute : « Certains disent : “moi, je me confesse directement à Dieu”. Oui, tu peux dire à Dieu “Pardonne-moi”, tu peux lui dire tes péchés. Mais nos péchés sont aussi contre nos frères, contre l’Église. C’est pour cela qu’il est nécessaire de demander pardon à l’autre, à l’Église, au travers du prêtre. “Mais j’ai honte”, ajoutent certains. Tant mieux, c’est une bonne honte ! Elle est bonne quand elle rend plus humble ». La foule applaudit, et le pape l’interroge en souriant : « Ne répondez pas à haute voix, mais demandez-vous intérieurement : quand me suis-je confessé pour la dernière fois ? Il y a deux jours, deux mois, vingt ans, quarante ans ? Que chacun fasse le compte. Et ne perde pas un jour de plus si cela fait longtemps : le prêtre sera bon. Et Jésus, Jésus est bien meilleur que le prêtre, il te reçoit avec tant d’amour. Sois courageux et va te confesser. »

Là-haut, la fête

C’est par une image que le pape conclut son enseignement : « Recevoir le sacrement de réconciliation, c’est être enveloppé d’une chaleureuse étreinte, celle de l’infinie miséricorde de Dieu. Souvenons-nous de cette si belle parabole du fils prodigue. Il a quitté sa maison, dépensé son héritage, gaspillé son argent et puis, une fois qu’il n’a plus rien, il décide de retourner à la maison, non plus comme fils, mais comme esclave. Sitôt qu’il commence à parler, à demander pardon, son père l’interrompt, l’étreint, l’embrasse et fait la fête. Je vous le dis : chaque fois que nous allons nous confesser, Dieu nous étreint, Dieu fait la fête. Allons de l’avant sur ce chemin ! Que Dieu vous bénisse. »

Sybille d’Oiron

(1) Mt 9, 2-6 : Et voici qu’on présenta à Jésus un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés ». Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème ». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. »

Si vous souhaitez prendre un temps d’écoute, le Père Yannick propose de vous recevoir individuellement. Contacter l’accueil du presbytère pour fixer cette rencontre.


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Vous pouvez le contacter au presbytère d’Iffendic : 09 69 80 48 41.


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